dim

08

nov

2009

"La révolte d'Atlas" en français (enfin !)

En surfant sur Internet, je suis tombé sur la traduction en français du roman d'Ayn Rand : "La révolte d'Atlas" qui vient d'être mise en ligne par les éditions du Travailleur. Ce roman américain paru en 1957 n'a jamais connu d'édition française intégrale. Bravo donc à Monique di Pieirro qui a relevé le défit de traduire ces plus de 1800 pages ! On peut télécharger chaque chapitre indépendamment ou l'ensemble du roman en un seul fichier.

Ce roman est le plus célèbre de son auteur. Il a pour sujet la révolte des créateurs (entrepreneurs, artistes, scientifiques, travailleurs) contre l'Etat spoliateur et ses serviteurs et a exercé une grande influence aux Etats-Unis. Il est certain que Robert Heinlein ou Ronald Reagan par exemple l'ont lu. C'est un classique de la littérature américaine dont les ventes sont reparties à la hausse après l'élection de Barak Obama...

Bref, encore une lecture indispensable.

A bientôt,

Sylvain

 

"La révolte d'Atlas" en VO, éditions Signet. "La révolte d'Atlas" en VO, éditions Signet.

 

Post-scriptum du 22 janvier 2011 :

Je reçois régulièrement des demandes de renseignements concernant cette traduction pirate qui n'est restée en ligne qu'environ 48 heures. Comme la publication en version papier qui était annoncée à la même époque semble avoir disparu, je donne ici un lien permettant de télécharger "la Révolte d'Atlas" dans la traduction de Monique di Pieirro.

 

écrire commentaire

Commentaires: 21

  • #1

    Mowgli (dimanche, 08 novembre 2009 15:55)

    Je serai curieux de lire cet ouvrage de référence de la pensée américaine, mais ses effets me semblent médiocres : la haine du collectivisme, compréhensible par la biographie d'Ayn Rand, a poussé des gens comme Reagan a troquer la liberté d'opprimer des états "pour le bien de tous" (soi disant) contre la liberté des puissants d'opprimer à leur profit exclusif. Entre la perte de liberté de 1984 (sociétés de la délation et de la misère équitable) et celle de Rollerball (abêtissement, oubli, confort), qu'est-ce qui est le mieux ?

  • JimdoPro
    #2

    tupeuxcourir (dimanche, 08 novembre 2009 18:41)

    Je pense que de toute façon c'est un livre à lire. Il est quand même intéressant de voir qu'aucun éditeur traditionnel en France ne l'a publié jusqu'à présent. Monique di Pieirro fait des remarques très intéressantes à ce sujet dans son texte d'introduction à "La révolte d'Atlas".
    Ronald Reagan connaissait certes les idées libérales "classiques", il suffit de lire ses "Ecrits personnels" parus en français aux éditions du Rocher en 2003 pour en être convaincu. En tant que président des Etats-Unis, son bilan est contrasté, il est loin d'être aussi mauvais qu'on le croit trop souvent en France mais les libertariens ont pris depuis longtemps leurs distances avec les insuffisances de sa politique (par exemple le poids de l'Etat américain n'a pas vraiment baissé sous sa présidence et la fameuse "guerre à la drogue" est indéfendable et illégitime).
    Finalement, dans la société social-démocrate qui se construit sous nos yeux (que le président de la république soit de droite comme en France ou de gauche comme aux Etats-Unis), nous aurons à la fois la perte de la liberté individuelle et le recul constant des droits fondamentaux de la personne et l'abrutissement généralisé par l'enseignement étatique et les médias aux ordres du pouvoir.

  • #3

    Mowgli (dimanche, 08 novembre 2009 19:01)

    Je pense qu'il est erroné et irrationnel d'être dogmatique et déterministe sur ces sujets : si l'on n'est pas une créature immanente, on voit forcément sa liberté contrainte par la liberté d'autrui. Le tout est d'organiser les choses au mieux.
    Jusqu'en 1990, le bloc dit "de l'ouest" jouissait d'une certaine liberté et de conditions sociales avantageuses, mais l'un et l'autre ont été remis en question progressivement, faute de concurrence : il n'y avait plus besoin de donner envie à ceux qui se trouvaient de l'autre côté du mur, puisque le mur était tombé : finies les tolérances berlinoises (squats, marijuana,...), fourbement enterrés les services publics (la SNCF, que les français ont financée pendant des décennies a été privatisée à leur insu, on ne leur a légué que... la dette, qui échoit à Réseaux ferrés de France, établissement public), supprimés les bons aspects de la social démocratie (bientôt, accoucher en France sera aussi sordide qu'accoucher en Grande-Bretagne). Retour de bâton : gauche et droite ont enterré un système au profit de leurs maîtres, maîtres qui n'ont besoin ni de la prospérité du peuple ni de sa liberté ni de son instruction, à peine de son assentiment qui sera obtenu par l'abêtissement et les valeurs d'avant 1917 : le nationalisme, la colonisation et l'argent triomphant.
    Cool ! Ne reste plus qu'à être dans le bon camp.

  • JimdoPro
    #4

    tupeuxcourir (dimanche, 08 novembre 2009 20:46)

    Erroné, irrationnel et dogmatique ? Diantre, cela fait beaucoup à la fois !
    Plus sérieusement, je ne crois pas que tout se vaut et je pense que le monde est intelligible à condition d'avoir les bons outils et les bonnes "lunettes". Découvrir les bons outils et les bonnes lunettes est un travail de longue haleine et peut prendre des années.
    La prospérité de l'ouest, comme vous dîtes, s'explique avant tout par l'existence d'un système moins spoliateur et plus respectueux des libertés individuelles que le système communiste (ce qui n'est pas un exploit !).
    Aujourd'hui, je constate que les libertés individuelles sont partout en recul et que les groupes les plus violents et les mieux organisés réussissent toujours à faire fonctionner le système à leur propre profit au détriment de la population.
    La SNCF privatisée dites-vous ? Si seulement c'était vrai ! Le système n'a pas changé en fait mais ses tares sont toujours plus visibles. D'où les manipulations de l'opinion (comme le réchauffement climatique prétendument d'origine humaine par exemple) et la recherche de bouc-émissaires qui bat son plein.

  • #5

    Mowgli (dimanche, 08 novembre 2009 23:40)

    Personne ne le croit mais la SNCF a bel et bien été privatisée sans battage il y a quelques années, avec d'une part le groupe SNCF, exploitant affréteur de transports mais avant tout nébuleuse de sociétés de droit privé ou mixte (dont de nombreux salariés sont assimilés fonctionnaires pour des raisons historiques mais ça n'en fait pas pour autant une administration étatique) et de l'autre Réseaux Ferrés de France, société 100% publique chargée de s'occuper du réseau mais aussi de gérer la dette : les français ont financé la SNCF, on leur laisse la dette pour dividende. Le montage est complexe mais diablement efficace.
    Je ne vous reprendrai pas sur le réchauffement climatique, mais en vous croyant libre penseur, vous dévoilez surtout que vous appartenez à un champ politique très précis (quoique rare en France) qui craint plus les germes du collectivisme (pourtant mort et enterré) que la malhonnêteté des lobbyistes de chez Exxon. Car si les scientifiques ne sont pas certains de l'effet de l'activité humaine sur le réchauffement, ils sont certains en tout cas que la planète se modifie, et que l'accélaration des épidémies de bronchiolite et d'asthme, la dépopulation des mers et l'apparition de certains changements de courants maritimes sont sans doute imputables à l'activité humaine. Le réchauffement n'est, si j'ose dire, que le sommet médiatique d'un iceberg que l'on aurait tort de traiter par dessous la jambe.
    On peut refuser de croire sans preuves, mais troquer une foi écologiste contre une foi anti-écologiste sur une base tout aussi peu affirmée ne me semble pas raisonnable.
    Vous dites que les libertés individuelles reculent ? C'est ce que je dis aussi, et elles reculent précisément avec le recul de la social-démocratie, car en l'absence du concurrent communiste, le monde "libre" n'a plus aucun intérêt à la liberté, il n'y a qu'à voir avec quel plaisir il a accueilli le "miracle économique chinois" qui garde du communisme l'exploitation et le refus des libertés tout en lui adjoignant la possibilité du profit.

  • JimdoPro
    #6

    tupeuxcourir (lundi, 09 novembre 2009 07:21)

    Je crois qu'il y a privatisation et privatisation. Une véritable privatisation suppose l'indépendance à l'égard de l'Etat et l'existence d'une certaine concurrence. La SNCF en est loin aujourd'hui.
    Sur les questions d'environnement, je ne peux que vous renvoyer au livre de Bjørn Lomborg "L'écologiste sceptique". Ce livre a quelques années maintenant mais il fait bien le point sur la situation actuelle au-delà de ce qui se dit couramment dans les médias. Vous trouverez un compte-rendu de lecture sur ce site.
    "Refuser de croire sans preuve" dîtes-vous ? Cela me semble en effet être un minimum...
    Je ne crois pas que la social-démocratie recule, au contraire ! L'Etat est toujours plus intrusif dans nos vies et les "solutions" collectives obligatoires sont toujours plus présentes : c'est cela la social-démocratie.
    Je comprend que l'on puisse être choqué par ce qui se passe en Chine (après tout le Parti Communiste y est toujours au pouvoir) mais l'ouverture actuelle aura quand même permis à des millions de Chinois de sortir de la misère. Il est extraordinaire de voir ce qu'un peu de liberté supplémentaire (et les Chinois reviennent de loin) peut avoir comme effet positif...

  • #7

    Mowgli (lundi, 09 novembre 2009 10:59)

    La concurrence existe bel et bien sur le réseau ferré, notamment par le biais de compagnies étrangères (Trenitalia ou Deutsch Bahn affrètent des trains en France par exemple). Le poids historique de la SNCF fait que l'on ne verra sans doute pas beaucoup les effets de cette concurrence hors trains internationaux mais ça viendra. L'indépendance de l'état n'est pas gagnée, certes, mais le sentiment de rendre un service public, visiblement si.
    Refuser de croire sans preuves est un devoir, mais sur un sujet pareil, on est bien forcé de s'en remettre aux scientifiques si on n'en est pas un soi-même. On peut se faire croire ce qu'on veut (et suivre l'avis du premier qui nous donne le son de cloche dont on a besoin) si ça nous arrange, c'est ce qui fait de votre Lomborg un star dans certains milieux d'ailleurs (à Davos on lui avait remis un prix...). Mais ça ne vous rend pas pour autant spécialiste en météorologie. Que les journalistes traitent ces sujets n'importe comment, caricaturalement, est gênant mais en même temps ils font ça avec tout, non ?
    On sait les motivations qui se trouvent derrière le lobbying pro-carbone : personnellement ça, ça me suffit pour douter de l'honnêteté de ce lobbying.
    Vous ne refusez de croire les catastrophistes du climat sans preuve, fort bien, mais j'ai peur que c'est sans plus de preuve que vous donnez votre confiance à leurs adversaires.
    La social-démocratie, c'est une organisation sociale du pays qui croit à la protection du citoyen face à certaines intempéries (maladie, chômage, âge) mais qui veut le faire en restant dans un cadre libéral et démocratique. Il y a des degrés, tout est une question de savoir où on place le curseur. Actuellement, la machine déraille : les français cotisent plus que jamais (je ne parle pas des impôts mais de ce qui se trouve à la base du système social démocrate : les cotisations sociales) mais l'état se sent de moins en moins d'obligations positives à son égard : le service hospitalier se dégrade, les pensions de retraite baissent et les chômeurs sont traités comme des coupables de je ne sais quel crime moral (ils ont pourtant cotisé à une assurance). En revanche la réglementation, la surveillance ou la répression des libertés ne sont pas des attributs typiques de la social-démocratie, je maintiens même que c'est le recul de la chose publique et de la solidarité qui permettent à ces faits d'émerger à nouveau.
    Sur la Chine : le point que je veux soulever c'est que le fait que le PC soit au pouvoir en Chine ne choque pas les tenants du libéralisme, parce qu'avec l'extérieur, la Chine joue le jeu économique. Si la Corée du Nord ouvrait des usines pour sous-traiter le travail des sociétés américaines ou européennes à vil pris, son "1984" serait très apprécié et on parlerait d'un miracle.
    La Chine, allez-y, vous verrez que la situation est plus compliquée qu'on nous le fait croire, car à côté des filles en minijupes qui téléphonent avec un mobile (génial et moderne, on aura vécu pour voir ça hein), se trouvent des campagnes sinistrées où les gens vivent d'une manière qui n'est pas bien différente de l'époque du "grand bond en avant" : pas le droit de circuler, notamment.
    On nous vend beaucoup la Chine : c'est de la propagande, rien d'autre. Oui la Chine change et sans nulle doute vers une sorte de mieux (sacrément encadré), mais l'accueil de la Chine dans l'OCDE n'a jamais été motivé par des questions morales ou humanistes : les libertés en Chine (en tout cas à Pékin) n'ont que peu progressé.

  • JimdoPro
    #8

    tupeuxcourir (lundi, 09 novembre 2009 19:17)

    Je déduis de vos propos sur l'environnement que vous n'avez pas lu le livre de B. Lomborg et c'est bien dommage ! L'information qui nous parvient de tous côtés est contradictoire. La seule solution est de confronter les points de vue et de distinguer ce qui nous paraît vrai de ce qui nous paraît faux. Penser que les auteurs "climato-sceptiques" sont à la solde des pétroliers est à la fois insultant et ridicule. Ce n'est pas sérieux. Lisez ces auteurs, argumentez et nous en reparlerons...
    Ce que vous oubliez dans la social-démocratie, c'est son côté coercitif. Protéger les citoyens, pourquoi pas évidemment mais pourquoi cette prétendue protection est-elle basée sur la coercition et l'obligation ? Pourquoi ne pas laisser les gens décider librement de la façon dont ils organiseront leur retraite par exemple ? Pourquoi les empêcher de travailler s'ils en ont envie après 60, 65 ou 70 ans ? Pourquoi sommes-nous obligés d'adhérer à cette monstruosité bureaucratique qu'est la sécurité sociale ? Pourquoi les parents ne peuvent-ils pas choisir librement l'école et les enseignants de leurs enfants ? Etc.
    Tout système basé sur la coercition et la négation de la liberté individuelle et des droits naturels de la personne humaine est par définition illégitime et doit être combattu.
    Quant à la Chine, nous sommes pour l'essentiel d'accord. Le parti communiste chinois est aujourd'hui une caste dont le seul but est la conservation du pouvoir. Ce n'est pas génial mais c'est toujours mieux que les camps de concentration communistes et la famine que les Chinois ont connus il n'y a pas si longtemps. Donc vivent les jeunes Chinoises en minijupes qui téléphonent sur leur portable ! Les jeunes Coréennes du nord seraient bien heureuses de pouvoir en faire autant...
    Attention aussi à une erreur qu'il me semble que vous faîtes. Le libéralisme/libertarianisme ne se réduit pas à une conception économique des choses. Le libéralisme, quel qu'il soit, est d'abord une morale de la liberté et de la responsabilité individuelle. D'où l'accent mis sur la liberté des échanges à tous les niveaux, le respect des contrats et la défense farouche de la propriété. Ne confondez pas Davos et le libéralisme (un excellent article à lire sur "Zeblogpolitik" - voir colonne de droite).

  • #9

    Mowgli (lundi, 09 novembre 2009 19:48)

    J'ai feuilleté le livre de Lomborg chez mes parents qui l'ont trouvé très bien.
    Je ne dis pas que Lomborg est un lobbyiste mais que ses positions font plaisir à certains... En revanche les industries les plus suspectes sont justement celles qui embauchent des agents de relations publiques et des lobbyistes.
    La liberté est évidemment le grand problème de la social-démocratie : si les gens payaient leurs impôts sur la base du volontariat, personne n'en paierait. Encore une fois tout est question de curseur, mais aussi de rapport qualité prix : payer des charges importantes ne serait pas gênant s'il n'y avait aucune personne âgée forcée de manger de la viande pour chats par faute d'une retraite convenable.
    J'ai eu la chance de visiter le pays le moins social démocrate du monde, je vous le recommande, il s'agit de la république d'Haïti. On y voit des cadavres puants dans les rues, c'est très étonnant, mais en revanche il n'est interdit à personne de s'enrichir et c'est un lieu d'évasion fiscale pour les européens notamment. Cependant, ce que ces gens ne dépensent pas en impôts, ils le dépensent pour assurer leur propre sécurité et même pour s'assurer que ceux qui assurent leur sécurité ne chercheront pas à les zigouiller.

  • #10

    Mowgli (lundi, 09 novembre 2009 20:04)

    (post parti un peu vite)
    Bref, Haïti c'est très Mad Max, et très éloigné des affreuses dictatures social-démocrates à la Jacques Delors. Et je vous garantie qu'il n'y a pas là-bas de sécurité sociale, en fait, à part des chiens errants, il n'y a là-bas rien qui ne s'achète pas.

    Pour l'école, tout parent peut choisir de sortir ses enfants du système public, mais il est évident que l'état utilise l'école pour fabriquer le pays : peut-être pas assez, d'ailleurs, dernièrement, on sent un abandon dans certains endroits.
    La légitimité du système devrait surtout être réévaluée en permanence : voyez les suisses, leur système fonctionne assez bien, car le vote n'est pas une chose symbolique qui permet de déléguer ses pouvoirs à celui qu'on juge sympathique, c'est au contraire un moyen pour les citoyens de décider de ce qui les concerne.

    Les chinoises en minijupes avec un portable : super mais est-on plus avancés ? Quelle est l'étape suivante ? Plus de culotte ?

    La liberté, j'aurais du mal à être contre, mais il y a beaucoup de gens dont je ne souhaite pas tellement la liberté au fond. En tant qu'anarchiste, je sais que la liberté s'encadre nécessairement (seul un être immanent, par exemple une entité imaginaire comme dieu, peut éviter la contrainte que constitue autrui), le tout est de s'assurer en permanence que l'état appartient à tous et non tous à l'état. Ce n'est pas le cas en France, ce n'est pas le cas en Haïti, ce n'est pas le cas aux États-Unis, c'est peut-être nettement plus le cas dans certains pays scandinaves (soudés par une solidarité sincère et générale) ou en helvétie mais il faudrait y vivre pour en jurer.

    Ce que j'aime bien avec les libertariens, c'est que vous craignez la sécu, mais pas tellement les bigots nationalistes genre Bush, McCain, Pallin etc., qui si ils sont pour le droit aux 4x4 à jouir sans entrave, ne se montrent pas si bons amis de la liberté dans bien d'autres domaines.

  • JimdoPro
    #11

    tupeuxcourir (mardi, 10 novembre 2009 19:34)

    J'ai l'impression que vous commencez à tourner en rond.
    Je ne vois pas trop ce que Haïti vient faire ici. Un pays ruiné par plusieurs décennies de dictature qui a ensuite été dirigé par un président marxiste et qui doit être submergé par l'aide internationale n'est pas une référence en quoi que ce soit mais c'est peut-être plutôt une image de notre futur si l'Etat et ses hommes continuent à ruiner et à détruire notre société.
    Vos réflexions sur les jeunes Chinoises prouvent que vous vous amusez et que vous vous moquez du sort réel de ces personnes. Je suppose que vous êtes représentatif des anarchistes collectivistes d'aujourd'hui : des gens qui ont abandonné leurs idéaux et qui admettent la coercition et le vol organisé à condition que ce soit au profit de l'Etat et que les gens n'aient surtout pas leur mot à dire sur ce qui les concerne directement. Entre l'Etat et la liberté individuelle, à force de contorsions, vous finirez toujours par choisir l'Etat.
    Vous croyez que l'Etat pourrait "appartenir à tous", on nage ici en pleine utopie (dans le mauvais sens du terme) et en plein fantasme. Que ferez-vous de ceux qui persisteront à refuser votre Etat paternaliste si vous réussissez à l'instaurer un jour ? Vous les enfermerez dans des camps de rééducation ? Et ceux qui ne feront pas preuve d'une "solidarité sincère", vous leur enverrez votre Police de la Pensée ?
    Si vous vous intéressiez réellement aux libertariens, vous auriez entendu parler de Ron Paul aux Etats-Unis qui a brigué l'investiture du parti républicain aux dernières élections présidentielles et qui n'a vraiment pas grand chose à voir avec Bush, McCain, Pallin etc.. Vous pourriez aussi aller faire un tour sur le site du Libertarian Parti, cela vous ouvrirait des horizons.

  • #12

    andrea winkler (mardi, 10 novembre 2009 23:18)

    La traduction dont vous parlez est non autorisée. Elle a été faite sans que les droits de traduction aient été achetés. Il se trouve qu'une autre traduction a été réalisée, officielle celle-là, et professionnelle, laquelle doit sortir en 2010. Il serait donc sage de ne plus parler de cette traduction volée.

  • JimdoPro
    #13

    tupeuxcourir (mercredi, 11 novembre 2009 10:43)

    Tant mieux si une version "officielle" est enfin éditée en France ! Pouvez-vous dire quel est l'éditeur en question ?
    Le site de téléchargement de la traduction d'"Atlas Shrugged" dont je parle dans ce post est actuellement suspendu. Même si ce qu'elle a fait n'est pas légal, j'espère que Monique di Pieirro n'aura pas trop d'ennuis.

  • #14

    Mowgli (mercredi, 11 novembre 2009 19:11)

    Je ne suis en rien collectiviste, je suis un pragmatique. Je méprise l'état paternaliste, l'intitulé disant bien quel degré de hiérarchie il contient. En revanche, je ne vois pas comment faire l'économie du bien public et de la négociation : autrui existe, autrui doit être pris en compte. Au fond je dois être rousseauiste. Je serais utopiste si je croyais qu'il suffit de dire ça pour que tout soit réglé, ce qui n'est pas le cas.
    L'exemple de Haïti est intéressant : le pays est ruiné du point de vue des haïtiens mais pas des français, des britanniques ou des américains qui y vivent et qui bénéficient là-bas du rêve libertarien : pas d'impôts, pas de comptes à rendre à quiconque, pas de société, pas de lois véritables (un trafiquant illégal chez nous d'art, d'ivoire ou de drogue peut avoir pignon sur rue), chacun vit pour lui-même. Mais cette liberté a un revers : si elle profite à ceux qui viennent les poches pleines, elle est synonyme d'horreur pour les autres. L'exemple est intéressant car la misère des haïtiens n'est pas causée par la richesse des européens ou des américains qui vivent là-bas, il ne s'agit pas d'exploitation, mais bien de ce que donne une absence de société.

  • JimdoPro
    #15

    tupeuxcourir (mercredi, 11 novembre 2009 21:06)

    D'accord, je comprends un peu mieux votre point de vue. Je ne peux malheureusement discuter vraiment avec vous de la situation d'Haïti que je ne connais pas.
    Je ne suis pas sûr cependant qu'il s'agisse du "rêve libertarien" (sic) - en fait, je penche plutôt pour l'inverse...
    L'utopie libertarienne n'est pas une "absence de société" et si un jour elle advient, elle sera différente de tout ce que nous pouvons imaginer aujourd'hui car le libertarianisme n'est pas un constructivisme, il ne s'agit pas d'un projet livré clef en main mais d'un ensemble de principes et d'une direction. Si elle peut s'épanouir, l'ingéniosité humaine n'a sans doute pas vraiment de limite.
    Des pistes de réflexion existent (lire par exemple Salin, Rothbard ou Heinlein).
    Le but pour le moment est de faire connaître les idées libertariennes et de délégitimer l'action de l'Etat afin de commencer par réduire son importance. Quand l'Etat aura sérieusement maigri, nos descendants décideront jusqu'où ils seront prêts à aller...

  • #16

    Francis (vendredi, 13 novembre 2009 20:11)

    Andrea Winkler dit:
    "Il serait donc sage de ne plus parler de cette traduction volée."

    Je n'avais encore jamais entendu une remarque comme celle-ci, ailleurs que dans les histoires de la vie quotidienne en U.R.S.S. et en Allemagne de l'Est. Dans le genre KGB-Stasi, la prose est très fidèle.

  • JimdoPro
    #17

    tupeuxcourir (vendredi, 13 novembre 2009 22:58)

    Oui, cette remarque me paraît significative de l'ambiance générale aujourd'hui en France.

  • #18

    emzighen (mercredi, 22 septembre 2010 21:36)

    Bonjour Sylvain,
    Impossible de télécharger ce livre exceptionnel sur le lien que tu nous as donné!
    Penses tu qu'il te serait possible de me le transférer sur une adresse mail?

    Merci d'avance
    Emzighen

  • JimdoPro
    #19

    tupeuxcourir (jeudi, 23 septembre 2010 06:46)

    Le lien donné ici n'a été actif que pendant 48 heures environ. Mais oui, cette traduction pirate peut se trouver sur la Toile.

  • #20

    Yusuf (lundi, 22 novembre 2010 12:54)

    SVP , je veux bien avoir le lien pour le télécharger
    Merci d'avance

  • #21

    Yusuf (lundi, 22 novembre 2010 13:14)

    Ok , je crois que j'ai trouvé..
    format pdf: /www.megaupload.com/?d=H3P44YH0

  • loading