lun
28
déc
2009
"Avatar", le film de l'année ?
Je suis donc allé voir le film événement de cette fin d'année - "Avatar" de James Cameron - et j'en suis ressorti avec un avis mitigé.
Beaucoup de très bonnes choses bien sûr : la réalisation impressionnante, les effets spéciaux parfaits, la 3D. Un film bien joué et bien interprété donc même s'il m'a fallu une vingtaine de minutes pour m'habituer aux images en relief. Ce film est un très beau spectacle et on ne voit pas les 2 heures 40 passer. Une mention pour les animaux du monde de Pandora qui sont extraordinaires et originaux bien qu'on reconnaisse des emprunts à la préhistoire terrienne ou aux animaux actuels. On reconnait aussi des influences sud-américaines et africaines dans la description de cette planète extra-terrestre, comme il est impossible de ne pas penser à la guerre du Viet-Nam quand on voit les hélicoptères de combat survoler la jungle.
Du côté des points négatifs, le premier d'entre eux est le scénario qui est complètement prévisible une fois le premier quart d'heure passé. A partir du moment où le héros paralysé peut "s'incarner" dans un corps de Na'vi et où il rencontre une femelle indigène, il n'y a plus de surprise dans la suite du film.
Je suis très réservé également sur le message délivré par le film. L'aspect divertissement de ce long-métrage ne doit pas faire oublier que le message "mystico-écolo" se fait à certains moments très lourd. "Ils ont tué leur mère !" dit à un moment un des personnages en parlant des méchants humains pollueurs et technophiles. C'est évidemment une entreprise privée - probablement capitaliste - qui pour faire plaisir à ses actionnaires et gagner de l'argent veut mettre en coupe réglée la jolie planète des gentils Na'vi. Une remarque quand même sur les Na'vi : quand un mâle devient un guerrier adulte, il peut choisir sa femelle, sans apparemment lui demander son avis... (malaise)...
Cette propagande incessante devient pénible car Pandora n'est pas notre Terre et être humain, c'est d'abord dompter une nature dangereuse et hostile.
On retrouve finalement les mêmes trucs que dans "Titanic" : une histoire d'amour pour séduire les filles et des effets spéciaux pour les garçons. Un film à voir donc pour la prouesse technique - la 3D est sans doute l'avenir du cinéma - mais pas un grand film ni même un bon film.
A bientôt,
Sylvain
Tu peux courir !


