jeu.

25

mars

2010

Derniers achats : les femmes et la sociobiologie

 

Pour les gens qui ne s'y intéressent pas plus que ça, la sociobiologie a très mauvaise presse. Depuis sa création en 1975 par Edward O. Wilson qui publie cette année-là "Sociobiology", les fondateurs de cette nouvelle science ont été publiquement pris à partie par l'establishment gauchiste, ses auteurs insultés et parfois empêchés de s'exprimer. L'hypothèse de base de la sociobiologie - à savoir que l'origine biologique de l'Homme vu comme produit de l'Evolution peut nous en apprendre beaucoup sur le comportement social et culturel de l'homme même moderne - s'est heurtée de plein fouet à une conception encore dominante aujourd'hui dans certains secteurs de la société qui veut que l'homme soit d'abord le produit de son éducation et de la société dans laquelle il vit. Cette conception de l'être humain comme pâte à modeler a servi et sert encore de justification à toutes les idéologies étatistes et totalitaires qui ont prétendu ou prétendent toujours faire notre bonheur à notre place.

La sociobiologie et plus tard la psychologie évolutionniste ont remis les pendules à l'heure en montrant qu'il existe une nature humaine et qu'elle est le résultat de millions d'années d'évolution. Vouloir bâtir une société humaine vivable exige que l'on abandonne les chimères collectivistes - l'homme ne vivra jamais dans une fourmillière - et que ni la réalité humaine ni les désirs proprement humains ne soient niés. Les avancées scientifiques dues aux travaux des sociobiologistes et des psychologues évolutionnistes ne sont plus niables aujourd'hui et c'est tout un nouveau continent du savoir qui s'est révélé peu à peu depuis trente ans.

Sarah Blaffer Hrdy est anthropologue, primatologue et sociobiologiste. Elle est aussi membre de l'Académie des sciences américaines.

Je viens d'acheter son livre "La Femme qui n'évoluait jamais" dont le sujet est la sexualité féminine à la lumière de la théorie de l'Evolution et de la sociobiologie. Les habitudes sexuelles des femelles des espèces de primates les plus proches de nous tiennent bien sûr une place importante dans ce livre.

Je me suis procuré en même temps et du même auteur "Les Instincts maternels" qui est plus centré sur les stratégies de reproduction et la constitution et le fonctionnement de la famille chez l'être humain.

A bientôt,

Sylvain

 

P.S. : le site L'Indépendant a mis en ligne une très intéressante interview de Sarah Blaffer Hrdy dans laquelle elle précise ce qu'est pour elle le féminisme. Elle y parle également de la thèse d'Elisabeth Badinter qui pense que l'instinct maternel n'est qu'une construction sociale.

 

Petite Bibliothèque Payot n°417 (2001). Petite Bibliothèque Payot n°417 (2001).
Editions Payot (2002). Editions Payot (2002).

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