dim.
24
oct.
2010
Boris Vian avec nous ! (suite)
J'ai énormément de sympathie pour Boris Vian, son oeuvre mais aussi le révolté qu'il a su être dans certaines circonstances difficiles. La chanson "Le déserteur" de 1954 est emblématique d'une époque et d'un certain esprit de révolte contre la guerre mais on connait surtout la version pacifiste qui se termine par les paroles suivantes :
"Si vous me poursuivez,
Prevenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer."
Cette version existe sous deux formes car la première - qui s'adressait à "Monsieur le Président" - a été interdite jusqu'en 1962. La seconde - qui s'adressait à "Messieurs qu'on nomme grands" - a notamment été chantée par Mouloudji.
On connait moins la version d'origine du "Déserteur" qui se termine par des paroles différentes qui changent sensiblement le message de la chanson et cessent d'en faire une chanson pacifiste. Ces mots, les voici :
"Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que j'emporte des armes
Et que je sais tirer."
Je viens de découvrir avec plaisir que cette version a été chantée par Marc Robine et je mets sa version ci-dessous.
Il ne s'agit pas bien sûr de faire l'apologie de la violence ou de l'usage inconsidéré des armes mais de rappeler que le droit de se défendre, de protéger les siens et de protéger ses biens est un droit inaliénable de la personne humaine contre toutes les tyrannies.
A bientôt,
Sylvain
Tu peux courir !




























