dim.
05
déc.
2010
A propos de "L'Eveil"
Je viens de regarder un DVD que je voulais voir depuis longtemps : "L'Eveil", un film de Penny Marshall sorti en 1990 avec Robert De Niro et Robin Williams.
L'argument en est cette expérience réalisée en 1969 par le célèbre neurologue américain Oliver Sacks sur des patients victimes dans les années 1920 de l'épidémie d'encépahalite léthargique qui fit près de 10 millions de victimes à l'époque. Cette épidémie provoqua chez les malades des symptômes proches de la maladie de Parkinson et laissa les survivants dans un état léthargique qui se prolongea des décennies. En 1969, Oliver Sacks décida de donner à ces malades un nouveau médicament : la "L-Dopa" qui eut pour effet de "réveiller" les patients et de les faire sortir de leur torpeur. Ils se remirent à bouger, à parler, à éprouver des sentiments... Malheureusement, de terribles effets secondaires apparurent bientôt au grand désarroi des médecins, des patients et de leurs familles. Le film de Penny Marshall est excellent. La trame de l'expérience réelle est respectée même si certaines choses sont simplifiées pour les besoins du langage cinématographique. Et surtout, le jeu d'acteur de Robert De Niro qui interprète un des malades traités à la L-Dopa est exceptionnelle et très impressionnant.
Ce film est donc tiré d'un livre d'Oliver Sacks qui a eu plusieurs versions dont la dernière s'appelle "L'Eveil". Contrairement à ce qui se dit ici ou là, ce livre n'est pas un roman mais la narration de ce qui s'est réellement passé au Mount Carmel Hospital de New-York autour de 1969, hôpital où travaillait Oliver Sacks. Ce célèbre neurologue, auteur notamment de "L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau" et de "Un Anthropologue sur Mars", utilise souvent des récits biographiques pour présenter ses patients et les maladies dont ils sont frappés. Ses livres sont passionnants et tout à fait lisibles par "l'honnête homme" d'aujourd'hui malgré la complexité des sujets décrits. Le grand intérêt de ses livres est notamment dû au sentiment d'étrangeté qu'il parvient à faire passer chez le lecteur, étrangeté qui se mue bientôt en compréhension pour des gens dont la vie est vraiment différente.
A bientôt,
Sylvain
Tu peux courir !




























