mar.
18
janv.
2011
"L'Apprenti" est paru
Comme annoncé ici, le nouveau roman de Dominique Raymond Poirier est paru. Il s'agit de "L'Apprenti" et il est disponible sur Amazon.com au format "Kindle".
Voici la présentation par l'auteur :
"Nous sommes en 1983. Le jeune Lou vit dans une petite ville morte de campagne. Il vient de perdre son travail. Il fait la connaissance d’autres jeunes qui, comme lui, n’ont pas d’avenir.
Comme il a une voiture, un soir d’été Lou aide un de ces nouveaux amis à se venger de son patron en lui volant ses outils. Le succès de cet acte de vengeance, et plus encore l’ennui, donnent
l’idée à la bande d’amis de recommencer ailleurs, sans motif cette fois.
Par désœuvrement et un peu malgré lui, Lou, le plus intelligent et le mieux éduqué, va sauver ses amis d’une arrestation en planifiant chacun de leurs cambriolages. Mais les succès
encouragent à recommencer, encore…
C’est ainsi que Lou devient malgré lui le chef d’un redoutable gang de nombreux cambrioleurs qui commence à préoccuper la police de la région, puis de tout le pays…
L’auteur à propos de L’Apprenti.
L’Apprenti est le titre que j’ai choisi de donner à une histoire qui est réellement arrivée il y a près de 30 ans. J’en avais entendu parler parce que je vivais dans la région, et même dans
la ville de certains de ses protagonistes. Lorsque les péripéties de cet étrange gang de casseurs finirent par mettre tout le pays en émoi, j’avais relevé de grosses différences entre ce que les
media en avaient dit et ce que j’avais pu en savoir, moi qui était sur place. J’ai su aussi que la police n’est jamais parvenue à réunir toutes les preuves nécessaires à l’arrestation d’aucun des
membres de ce gang, et encore moins de son chef. Le gang a cessé d’exister à la suite de la mort violente de deux de ses membres lors d’une incroyable fusillade à l’arme automatique qui dura
plusieurs heures, laquelle fut si violente que même les forces spéciales de la police, appelées sur place, refusèrent d’intervenir avant qu’elle ne finisse d’elle-même.
Plus de 20 ans après, sachant que la prescription s’appliquait aux délits commis par les membres du gang, j’ai pu retrouver certains d’entre eux, et ils ont accepté sous couvert de l’anonymat
de me raconter leur véritable histoire, fort différente de ce que la presse en avait dit. Ce que j’entendis alors me parut si invraisemblable que je cherchais à recouper les faits qui venaient de
m’être rapporté. Je devais comprendre qu’ils étaient authentiques…
Ainsi que je le subodorais, cette histoire méritait d’être racontée et c’est pourquoi j’ai décidé d’en faire un roman.
Ce qui surprit le plus dans cette histoire, c’est que tous ces protagonistes étaient très jeunes—un seul était âgé de plus de 25 ans—et qu’aucun d’entre eux n’était connu de la police avant
qu’ils ne se réunissent et décident de faire des casses. Avant cela, ils occupaient tous des petits boulots ou étaient chômeurs, et menaient des vies sans histoires de jeunes de leurs âges. Alors
qu’ils ne disposaient d’aucune expérience de la criminalité, aucun des meilleurs enquêteurs de la police du pays ne parvint à coincer un seul d’entre eux jusqu’à ce qu’ils ne décident eux-mêmes
de mettre fin à leurs activités criminelles. Et à ce moment là, ils formaient un groupe d’une trentaine de membres remarquablement bien organisé, tel une entreprise, avec des règles de prudence
strictes, des procédures et modes opératoires standardisées, des « entretiens d’embauche » après enquête et des tests précédent le recrutement de nouveaux membres, des séances d’instruction et de
formation, des brainstormings et des définition de stratégie d’évolution, et d’importants moyens techniques et financiers !
Interrogés plus tard sur ce qui les poussèrent du jour au lendemain à devenir des cambrioleurs très actifs, ils répondirent tous la même chose : ils voulaient juste sortir d’une existence
misérable et sans espoir, et ils savaient qu’ils avaient les capacités pour y parvenir.
Autre détail inhabituel lorsque parlant d’un gang de criminels, leur chef, un jeune fils de bonne famille ruinée âgé de 23 ans seulement à ‘époque, enseignait à toute la bande toutes les
règles, usages et bon goût de la haute société, depuis comment reconnaitre les grands crûs et bien se tenir dans un grand restaurant jusqu’au bon goût en toutes choses. Sorte d’improbable dandy,
antithèse du révolté contre la société mais utilisant l’argot des voleurs lorsqu’en en privé avec ses complices, il proscrivait le recours à la violence et la consommation de drogues, et était
sur le point de s’offrir une Rolls Royce après s’être déjà acheté cinq voitures de luxe, à 24 ans, lorsqu’il dut mettre fin à ses activités…
J’ai écrit « L’Apprenti » d’une manière qui permet au lecteur d’en vivre le récit depuis le point de vue du chef du gang, que j’ai baptisé « Lou ». Aussi, en donnant aux dialogues le franc
parlé et les mots d’argot qu’employaient ses membres en 1983-84, j’ai pu apporter beaucoup d’humour à l’ensemble."
Ce roman sera sans aucun doute une de mes toutes prochaines lectures.
A bientôt,
Sylvain
Tu peux courir !



























