mar.

29

mars

2011

"3 mon Monde" est arrivé

 

Le nouveau roman de Dominique Raymond Poirier vient de paraître et s'intitule "3 mon Monde". Pour ce septième livre, l'auteur revient à sa veine anti-utopique mais pour un résultat très différent de "Grandoria", son premier roman. 

Quelques mots de l'auteur :

 

"L’idée d’écrire "3 mon Monde" m’est venue de l’envie d’expliquer comment un monde tel que Grandoria, mon premier roman dystopien, pourrait être possible ; ou plutôt, comment je l’ai rendu possible, vraisemblable. Car Grandoria décrit un monde qui n’est pas plus absurde que quelques pays qui ont glissé, et glissent encore pour certains, dans le despotisme organisé, soit par un dictateur qui décide de tout, soit par une synarchie, un petit groupe d’illuminés, comme les Mollahs iraniens par exemple. Car s’il n’est pas rare qu’un fou, ou qu’un petit groupe d’illuminés fanatiques, parviennent à prendre le pouvoir dans un pays et précipitent toute sa population dans une existence cauchemardesque basée sur la souffrance morale et l’absurde, comment se fait-il que ces millions d’opprimés non seulement semblent incapables de s’en défendre, et même au contraire l’accepte et aident à l’entretenir ?

Il y a un truc, bien sûr. Ce truc n’est pas un mystère en vérité, car il est largement utilisé par les gouvernements de bien des pays qui veillent juste à ne pas en abuser. Et c’est juste pour cette dernière raison que les instances de ces autres gouvernements s’abstiennent d’en dénoncer l’usage et le fonctionnement. Ce truc, George Orwell ne l’a pas vraiment expliqué dans 1984 ; mais il a tenté de le faire dans La Ferme des Animaux, en revanche, sous sa forme la plus primaire. Car La Ferme des Animaux est une fable sur le thème du pouvoir.

L’ennui, c’est que lorsque nous autres romanciers décrivons des mondes utopiques absurdes et despotiques, nous le faisons toujours du point de vu du héros, qui est l’opprimé de ces mondes et ne peut s’y adapter parce qu’il ne les comprend pas. De fait, ces mondes utopiques sont absurdes pour l’entendement du lecteur, qui lui non plus ne peut les comprendre.

Alors je me suis dit : et si je décrivais une de ces utopies contemporaines depuis le point de vue d’un de ceux qui y croient et qui l’aiment sincèrement, tout comme Thomas More le fit avec son Utopia, premier récit fantastique de ce genre, d’ailleurs. Car m’intéressant, par le fait de circonstances tout à fait hasardeuses qui affectèrent mon existence, à ce qui se passe dans la tête des "utopistes", j’en savais bien assez pour expliquer comment et pourquoi des gens tombent amoureux d’idées cauchemardesques et cherchent à les imposer aux autres.

Puis, lorsque j’ai commencé l’écriture de "3 mon Monde", j’ai eu l’envie de m’offrir une fantaisie : celle de faire s’exprimer le personnage, qui parle à la première personne, en utilisant la syntaxe désuète (qui nous semble précieuse aujourd’hui), des premiers raconteurs d’utopies que furent Thomas More et Francis Bacon. L’écrivain et philosophe Ayn Rand l’ayant fait lorsqu’elle écrivit "Anthem, en 1937, j’ai pensé que mes lecteurs pourraient l’accepter pour autant que mon récit ne soit pas trop long. Et écrire ainsi "3 mon Monde" fut une expérience tout à la fois passionnante, enrichissante, et même étrange puisque je ne me reconnaissais plus lorsque je me relisais. Puis, lorsque ce fut fini, voyant l’étrange résultat, j’ai vu la nécessité d’y ajouter une préface à l’attention des lecteurs qui pourraient ne pas comprendre le propos de ce livre, et aussi de ceux qui pourraient s’intéresser au thème de "3 mon Monde" au-delà de son récit. "

 

Ce nouveau livre de Dominique Raymond Poirier est disponible en version Kindle sur le site d'Amazon et je crois que je vais faire une nouvelle pause dans ma lecture des romans "Perry Rhodan" pour le lire dans les jours qui viennent...

A bientôt,

Sylvain

 

Version Kindle (2011). Version Kindle (2011).

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