mer.

30

mars

2011

Une pétition contre la violence à l'école

 

L'association "SOS Education" met en ligne la pétition suivante contre la violence à l'école.

 

"Monsieur Luc Chatel
Ministre de l'Éducation
Ministère de l'Éducation nationale,
de la Jeunesse et de la Vie associative
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

 

Monsieur le Ministre,

Depuis plus d'un an, vous dites vouloir renforcer l'autorité des professeurs.

Je vous demande aujourd'hui de tenir votre engagement et de signer sans l'édulcorer le décret concernant l'application des sanctions à l'école qui se trouve sur votre bureau depuis le 17 juin 2010.

Syndicats et fédérations vous ont présenté une série d'amendements. Je vous demande de ne pas céder.

Quatre points du décret sont incontournables si l'on veut rétablir le calme dans les classes et le respect des professeurs :

  • la sanction doit être automatique en cas de violences verbales ;
  • la sanction doit être automatique en cas de violences physiques ;
  • la sanction doit être automatique en cas de récidive de l'élève ;
  • les sanctions ne peuvent être effacées du dossier de l'élève au bout d'un an mais seulement au bout de deux ans.
  • Sans le respect de ces points, le décret serait vidé de son sens. Je vous demande de signer ce décret afin de donner aux professeurs les moyens d'être respectés dans leurs classes et de se concentrer sur leur métier : enseigner.

    Je vous envoie cette pétition grâce à l'intervention de SOS Éducation qui m'a alerté sur l'importance des textes en préparation pour l'avenir du métier de professeur et le devenir de nos enfants.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de ma haute considération"

 

On peut signer en ligne cette pétition ici.

Je ne suis pas toujours d'accord avec les prises de position de SOS Education mais il est vrai que le niveau de violence dans les établissements scolaires ne cesse de monter. Cette violence qui devient habituelle n'est qu'un des symptômes de la crise que traverse le système éducatif français. Cette crise est inévitable à partir du moment où on met en place un système étatique monopolistique. C'est une des joies du "Service Public" avec la dégradation de qualité du service rendu, des coûts sans cesse plus importants (et non maîtrisés), une navigation à vue en fonction des lubies des uns et des autres et une administration pléthorique.

A bientôt,

Sylvain

 

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