16-10-05 Petits gaspillages entre amis...
Ce qui est réellement extraordinaire dans les administrations publiques, c'est la capacité qu'elles ont à générer des gaspillages de toute sorte et cela à tous les niveaux.
Deux exemples récents.
Lors de la dernière année scolaire la municipalité dont je dépends a proposé aux enseignants des classes maternelles et élémentaires intéressés une série d'animations sur le thème des marionnettes.
La ville a financé les interventions d'une marionnettiste professionnelle dans les écoles et le résultat a été très intéressant aussi bien pour les enfants que pour les enseignants. On pourrait dire
que pour une fois les deniers publics ont été bien employés...
Là où un gaspillage franc apparaît c'est au moment où la municipalité s'est soucié de garder une trace de ces animations, voire d'en informer ses administrés. A la fin de l'année, les classes
participantes à ce projet marionnettes ont été informées qu'un photographe viendrait sans doute immortaliser ces séances et que quelques photos paraîtraient dans le magazine municipal. Les écoles ont
donc photocopié une autorisation à faire remplir par les parents des enfants concernés par laquelle le photographe avait l'autorisation de prendre les enfants en photo et la ville l'autorisation de
publier ces photos. Cette demande d'autorisation est nouvelle. C'est l'application d'un nouveau "droit à l'image" récemment formalisé et qui explique que les photos d'enfants sont désormais
"floutées" dans certaines publications.
On peut estimer que les parents d'une dizaine de classes, à raison d'environ 22 ou 23 enfants par classe ont eut cette photocopie.
Finalement, le photographe est bien venu photographier une des classes concernées et à l'arrivée, aucune photo n'a été publiée dans le magazine municipal...
Un autre exemple de petit (?) gaspillage : samedi dernier (le 15 octobre donc), les parents d'élèves ont été appelés à élire leurs représentants au Conseil d'école. Les parents volontaires pour être
représentants forment des listes affiliées à une association (généralement PEEP ou FCPE) ou restent indépendants. Il n'y a jamais beaucoup de volontaires et le nombre de votants est en général assez
faible. Souvent, il n'y a même qu'une seule liste de parents candidats. La loi actuelle oblige les écoles à organiser des élections même dans ce dernier cas. Tous les parents reçoivent donc une
profession de foi et un bulletin de vote. Une urne et un isoloir sont installés par les services municipaux dans les écoles ce jour là. Un bureau de vote est organisé, il est tenu par des parents et
par des enseignants pendant tout le samedi matin. Les choses étant ce qu'elles sont, les parents candidats d'une liste unique sont automatiquement élus. Ne serait-il pas possible de simplifier la
procédure et de limiter les coûts en n'organisant ces élections que dans les cas où au moins deux listes de candidats sont proposées au suffrage ? Je ne discute pas ici du bien fondé éventuel de ces
élections mais de la mauvaise utilisation de l'argent provenant des impôts et des taxes que nous payons. Il serait intéressant de savoir combien d'écoles en France doivent organiser ce vote alors que
le résultat est connu d'avance...
Petits gaspillages qui peuvent sembler anecdotiques mais qu'il faut multiplier à l'infini et qui sont réalisés par des politiciens avec de l'argent qui ne leur appartient pas.
Sylvain
Tu peux courir !


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