21-12-03 Bon sens ?
1 : Pendant longtemps il a été de tradition dans l’Education nationale de confier les postes les plus difficiles, ceux dont personne ne voulait aux jeunes instituteurs frais émoulus de l’Ecole
normale. Depuis quelques années, un progrès a été accompli. Les nouveaux professeurs des écoles sont nommés (sauf volontariat) pour un an dans un poste situé hors ZEP. Un an de sursis suivi d’une
plongée dans les quartiers difficiles qui peut durer des années... Je connais des enseignants qui ont très, mais vraiment très mal vécu leur deuxième année professionnelle...
2 : Dans l’Education nationale les instituteurs nommés dans une école sont titulaires de leur poste mais pas du niveau de leur classe. Ils peuvent très bien changer de niveau d’une année sur l’autre
si les circonstances le demandent. Par ailleurs, tout le monde est d’accord pour dire que les années de CP (où les élèves font l’essentiel de leur apprentissage de la lecture) et de CM2 (qui précède
l’entrée au collège) sont cruciales dans la scolarité des enfants. Mais alors pourquoi des institutrices enceintes sont-elles trop souvent chargées de classes de CP ou de CM2 à la rentrée
scolaire ? Les institutrices ont bien sûr le droit d’avoir des enfants (et la joie qui normalement va avec) mais les équipes pédagogiques des écoles élémentaires ne pourraient-elles pas éviter de
confier ces niveaux sensibles à des institutrices dont on sait qu’elles ne passeront pas l’année entière avec leurs élèves ?
Sylvain



