28-03-04 Education nationale : le début de la misère ?

 

La vie d’un établissement scolaire, ce n’est pas seulement ce que font les enseignants et les enfants. Il existe une autre catégorie de personnes dont le rôle est essentiel dans le bon fonctionnement d’une école : les personnels de service.
Dans une maternelle, leur travail consiste à nettoyer les locaux, à aider les enseignants à préparer le matériel utilisé dans les classes, à soigner les « petits bobos » des enfants et même parfois à faire travailler des groupes d’élèves.
Mon école maternelle accueille environ 160 enfants. La propreté est quelque chose d’essentiel et tous les locaux sont nettoyés tous les jours.
Les personnels de service dépendent de la ville qui fournit également les produits d’entretien (produit à vaisselle, papier toilette, essuis-tout, savons, produits nettoyants, sacs poubelle, etc.).
Dans ma ville, les services municipaux trouvent toujours que les écoles font une consommation trop grande de ces produits. On accuse presque ouvertement les personnels de vol ou de faire du gaspillage. Sur le terrain, il n’y a pas de vol et tous, y compris les enfants, évitent les gaspillages.
Là où le problème devient moins anecdotique, c’est quand on sait que les femmes de service ont décidé d’acheter à tour de rôle sur leurs propres deniers des bidons de 5 litres de « Carolin » car le produit fournit par la ville est de très mauvaise qualité... ou quand on sait que parfois, la directrice lassée de devoir se lamenter au téléphone, achète elle-même certains de ces produits (qui ne lui seront pas remboursés évidemment).
Non seulement l’Education nationale coûte très cher (toujours le premier budget de l’Etat) pour un résultat trop souvent discutable mais des fonctions de base commencent à « dysfonctionner ». Le dévouement des personnels ne pourra suffire éternellement à palier cette faillite de plus en plus visible du système.

Sylvain

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