Larry Niven : les romans
« L'anneau-monde » (*)
Editions françaises :
1 : éditions OPTA, collection Club du Livre d'Anticipation n°42 (1973),
avec une introduction de Michel Demuth, une photo de l'auteur et une bibliographie ; illustrations de F. Allot ;
2 : éditions OPTA, collection Galaxie/bis n°87 (1983) et n°131 (1985) ;
3 : éditions J'ai lu n°3527 (1995).
Traduction : Jacques Polanis.
4 : nouvelle traduction de "L'anneau-monde" par Fabrice Lamidez éditée par les éditions Mnémos en 2005 dans la collection "Icares SF".
(« Ringworld », 1970)
Prix Hugo 1971
Louis Wu fête son deux centième anniversaire quand Nessus, un Marionnettiste lui propose de partir explorer un gigantesque artefact découvert par son peuple lors de leur fuite hors de
notre galaxie (voir la nouvelle « Jusqu'au coeur »). Les Marionnettistes sont des sortes de centaures à trois pattes et à deux têtes. Leurs ancêtres étaient des herbivores, ce qui explique une
bonne partie de leur psychologie. Leur cerveau est situé dans leur corps à la base de leurs deux cous. Chaque « tête » porte un oeil et une bouche très souple et très sensible qui sert également
d'organe de préhension.
Nessus et Louis Wu seront accompagner de Parleur-Aux-Animaux, un Kzin diplomate et par Teela Brown, une jeune femme dont nous apprendrons par la suite qu'elle est le produit d'une sélection
rigoureuse visant à créer une lignée humaine chanceuse.
Les Kzinti sont des extraterrestres humanoïdes faisant penser à des félins dont seuls les mâles seraient intelligents. Dans les siècles précédants cette histoire, il y a eu quatre guerres entre
les humains et les Kzinti, toutes gagnées par les humains car les Kzintis sont trop impulsifs et parfois mal organisés.
L'artefact que nos quatre héros ont pour mission d'explorer est « l'Anneau-Monde » dont le diamêtre mesure trois cents millions de kilomètres, la largeur un million six cent mille kilomètres et
dont la surface est égale à trois millions de fois celle de la Terre. Il tourne rapidement autour de son étoile afin de créer une pesanteur artificielle. Les explorateurs s'écraseront sur
l'Anneau-Monde et découvriront que la civilisation qui a autrefois dominé n'existe plus mais qu'il y a des survivants...
Ce roman a rencontré un très grand succès dés sa parution. Il est aujourd'hui considéré comme étant un classique du Space Opera. Certes, il ne s'agit pas d'un chef d'oeuvre d'écriture mais les
idées originales sont nombreuses et leurs conséquences sont admirablement développées. Les personnages sont crédibles et les extraterrestres sont parmi les plus réussis que la Science Fiction
nous a donné à lire.
Une lecture chaudement recommandée.
« Le monde des Ptavvs » (*)
Editions OPTA, collection Club du Livre d'Anticipation n°48 (1974).
(« World of Ptavvs », 1966)
Traduction : Jacques Polanis.
Larry Greenberg est télépathe. Il communique et échange des souvenirs avec des dauphins quant on lui propose une nouvelle mission : entrer en contact mental avec la créature qui se trouve
dans la « Statue de la Mer », un scaphandre extraterrestre retrouvé dans des couches sédimentaires très anciennes et placé en état de stase temporelle. Au moment du contact télépathique, les
souvenirs de l'extraterrestre s'impriment dans le cerveau de Greenberg qui se prend désormais pour un extraterrestre. Profitant de la confusion, le véritable extraterrestre qui est doté de
pouvoirs psychiques terrifiants réussit à s'échapper et la Terre se retrouve donc avec deux « extraterrestres » en liberté...
« Le monde des Ptavvs » est le premier roman publié de Larry Niven. Pouvoirs parapsychiques, extraterrestres menaçants, Space Opera, il est tout à fait représentatif de la Science Fiction des
années 60. Certaines choses bien sûr ont vieilli (la technologie du futur imaginée à l'époque par exemple) mais le récit est alerte, les personnages intéressants et les idées nombreuses. Quarante
ans après sa première publication, ce roman reste très bon.
« La poussière dans l'oeil de Dieu »
Ecrit en collaboration avec Jerry Pournelle.
Editions françaises :
1 : éditions Albin Michel, collection Super+Fiction n°14 (1981), traduit de l'anglais par Eric Cowen ;
2 : réédition sous le titre "La paille dans l'oeil de Dieu" aux éditions du Bélial en mars 2007 avec une préface de Serge Lehman, même traduction mais révisée par Pierre-Paul Durastanti et
Olivier Girard ;
3 : réédition chez Pocket à paraître en septembre 2010.
(« The Mote in God's Eye », 1974 ; à noter que l'édition britannique de ce roman s'intitule " The Moat Around Murcheson's Eye", merci à Jean Asselin pour ce renseignement)
Nous sommes en 3017. Les Terriens ont exploré une bonne partie de la galaxie et deux cents planètes habitées constituent le "Deuxième Empire de l'Homme". Des êtres vivants ont été découverts
sur certaines planètes mais aucune intelligence extraterrestre n'a été rencontrée. Si le niveau technologique n'égale pas encore le niveau atteint jadis sous le Premier Empire, les hommes se
déplacent relativement aisément d'un système solaire à l'autre à des vitesses supérieures à la vitesse de la lumière.
Un jour un objet manifestement artificiel pénètre dans le système appelé "néo-calédonien". Le "Mac-Arthur", un vaisseau de guerre de retour d'une mission contre des rebelles, est envoyé au devant
de cet objet qui se révèle être un vaisseau se déplaçant à une vitesse très inférieure à celle de la lumière grâce à une voile solaire. Le Mac-Arthur se fait attaquer lors de l'approche et
riposte : le pilote extraterrestre est tué. Quelques mois plus tard, le "Mac-Arthur" accompagné d'un autre vaisseau, le "Lénine" est envoyé en exploration dans le système d'origine du vaisseau
extraterrestre et les humains vont ainsi rencontrer les Granéens...
Voici un Space Opera dans la grande tradition du genre. Batailles dans l'espace, vitesses supra-luminiques, extraterrestres vraiment étranges, rien ne manque. Les différentes planètes
humaines ont conservé des marques "ethnologiques" dues à leurs différences de peuplement et l'Empereur est un véritable souverain avec une Cour et tous les rites qui vont avec. L'économie est de
type apparemment capitaliste avec une bonne dose d'interventions étatiques pour par exemple "protéger" les travailleurs de la concurrence que les technologies extraterrestres pourraient
provoquer... Les rapports humains sont ce qui a peut-être un peu vieilli dans ce roman. Par exemple, une seule femme embarque à bord du Mac-Arthur. Les extraterrestres en revanche sont
excellemment imaginés et la Première Rencontre est passionnante. Les Granéens sont à la fois ressemblants aux humains et très différents. Disons sans déflorer l’intrigue que certaines de leurs
caractéristiques les feraient vaguement ressembler à nos fourmis et que leur histoire évolutive est très ancienne. On aimerait d'ailleurs en savoir plus sur ces extraterrestres une fois le livre
refermé...
(A noter qu'il existe une suite à ce livre qui n'a malheureusement jamais été traduite en français jusqu'à présent mais qui est annoncée - sans date - aux éditions du Bélial : "The Moat Around
Murcheson's Eye" paru en 1992.)
Editions Albin Michel 1976).
« Protecteur » (*)
Editions Albin Michel, collection Super-Fiction deuxième série n°14 (1976).
(« Protector », 1973)
Traduction : Robert Latour.
Certains humains ont colonisé les astéroïdes du système solaire : ce sont les « Zoniers ». Ils vivent de l'extraction minière mais aussi de contrebande.
Un jour un intrus arrivant du fin fond de l'espace est repéré. C'est un protecteur Pak du nom de Phssthpok dont la mission est de retrouver un groupe de Paks envoyé dans cette zone de l'espace
deux millions et demi d'années auparavant. Les Paks sont des extraterrestres dont la vie se partage en trois périodes : jeune, reproducteur et protecteur. Ils ne deviennent réellement
intelligents qu'au stade protecteur et leur seul but alors est de protéger à tout prix leurs descendants.
Sur son chemin, Phssthpok va rencontrer Brennan, un Zonier contrebandier...
Nous sommes ici en plein « Space Opera ». Voyages dans l'espace, exploration du système solaire, extraterrestres très réussis, rien ne manque. La toile de fond de ce roman est la question de la
véritable origine de l'homme à laquelle l'auteur donne une réponse très originale car en réalité les Paks sont la forme « adulte » de l'homme...
Le récit est bien mené, intéressant et plein d'idées. Une lecture très agréable pour peu qu'on apprécie ce genre littéraire. Peut-être le meilleur roman de Larry Niven.
« Un Monde hors du temps »
Editions Albin Michel, collection Super-Fiction deuxième série n°35 (1978).
(« A World out of Time », 1976)
Traduction : F. Serph et Georges H. Gallet.
Jay Corbell a été cryogénisé au XXè siècle alors qu'il était mourant. Il se réveille au XXIIème siècle dans un corps qui n'est pas le sien et avec pour mission de devenir pilote d'astronef.
Il devra aller ensemencer avec des bactéries des planètes extrasolaires afin que peu à peu elles deviennent habitables pour l'homme. En cours de mission il se révolte et se retrouve projeté à
travers un trou noir qui l'envoie trois millions d'années dans le futur.
Quand il revient sur Terre, il rencontre une race d'enfants immortels qui ont recréé un environnement proche de celui des sociétés dites primitives. Ils sont entourés d'animaux mutants mais n'ont
pas oublié leur savoir technologique. Une nouvelle quête commence alors pour Corbell : la recherche de l'immortalité...
Roman étrange que celui-ci ! Beaucoup de hard science bien sûr, une société à la fois primitive et hyper-technologique, le vertige d'imaginer ce que seront devenus nos descendants dans trois
millions d'années...
Si certains aspects du récit ont un peu vieilli, les réflexions de l'auteur restent très intéressantes et l'ampleur de ses vues tout à fait admirable. Un roman à redécouvrir.
« Les ingénieurs de l'Anneau-Monde » (*)
Editions françaises :
1 : éditions OPTA, collection Club du Livre d'Anticipation n°87 (1982),
avec une présentation de Daniel Walther, une bibliographie, une dédicace de l''auteur et des notes préliminaires ; illustrations de Patrice Larue ;
2 : éditions OPTA, collection Galaxie/bis n°137 (1985) ;
3 : éditions J'ai lu n°3893 (1995).
Traduction utilisée par ces trois éditions : Daniel Lemoine.
4 : éditions Mnémos, col. "Icares" (2006) ; nouvelle traduction de Bernadette Emerich.
(« The Ringworld Engineers », 1980)
Vingt-trois ans ont passé depuis que Nessus, Louis Wu et Parleur-Aux-Animaux ont réussi à quitter l'Anneau-Monde. Louis Wu est intoxiqué au « fil », une sorte de drogue et Parleur a pu
acquérir des terres et un harem sur sa planète d'origine. C'est Ultime, un autre Marionnettiste qui les kidnappera pour les renvoyer sur l'Anneau-Monde car l'Anneau-Monde est en danger de
destruction totale...
J'ai trouvé cette suite encore meilleure et plus intéressante que le premier volume. Larry Niven abandonne certaines idées qui ne fonctionnaient pas bien à mon avis dans le premier roman (comme
les humains sélectionnés en fonction de leur aptitude à être chanceux). Il parvient à donner de l'ampleur à son récit dont l'enjeu devient la survie de milliards d'êtres vivants intelligents. Le
plus admirable est peut-être la cohérence et l'intégration de ces différentes dimensions du récit dans un seul univers où tout est cohérent. Un chef d'oeuvre.
« Le Trône de l'Anneau-Monde » (*)
Editions Mnémos, col. "Icares SF" (2006), roman dédié par l'auteur à Robert Heinlein.
Traduit de l'anglais par Pascal Tilche.
(« The Ringworld Throne », 1996).
« Les Enfants de l'Anneau-Monde » (*)
Editions Mnémos, col. "Icares SF" (2007), avec une préface de l'auteur.
Traduit de l'anglais par Marion Boclet.
(« The Ringworld Children », 2004).
Tu peux courir !


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Commentaires: 2
larue patrice (mardi, 07 février 2012 16:30)
je ne suis pas l'auteur des illustrations des ingénieurs de l'anneau monde, merci de corriger
patrice larue
06 07 42 18 14
tupeuxcourir (mercredi, 08 février 2012 10:17)
Si vous avez raison, c'est un scoop car un certain Patrice Larue est bien crédité dans le livre !