Tu peux courir !

Václav Klaus : "Planète bleue en péril vert"

 

Sous-titre : « Qu’est-ce qui est en danger aujourd’hui : le climat ou la liberté ? »
Edité par l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales ; 2009).
Titre original : « Modrá, nikoli zelená planeta - Co je ohroženo : klima, nebo svoboda ? » (2007).
Traduit du tchèque par ?
Avec une préface de Jacques Garello.

Václav Klaus, l’actuel président de la République tchèque, est né en 1941. Ancien opposant au régime communiste, il est entré en politique en 1989 après la « Révolution de velours ». Authentique libéral, il est membre de la Société du Mont-Pèlerin et est devenu président de la république en 2003.
Non-conformiste, il est opposé à la manière actuelle dont se construit l’Union européenne et a dénoncé publiquement à plusieurs reprises les thèses environnementalistes à propos du prétendu réchauffement climatique « anthropique ».

L’essai édité en français au printemps 2009 vise à récapituler les raisons qui font que Václav Klaus s’oppose aux mouvements politiques écologistes. Il part souvent de la situation tchèque pour élargir ensuite son propos. Par exemple, il publie page 21 un diagramme très éclairant sur la pollution de l’air en République tchèque où l’on voit que la chute du communisme a été suivie d’une baisse importante de la quantité de polluants atmosphériques.

 

"Planète bleue en péril vert", page 21. "Planète bleue en péril vert", page 21.

 

La plus grande liberté économique s’est accompagnée d’une amélioration de l’environnement.

Václav Klaus attaque les arguments écologistes selon deux axes. D’une part, sont-ils rationnels à l’aune de la science économique ? Et, d’autre part, ces arguments sont-ils scientifiquement fondés ?

L’auteur applique les acquis du libéralisme classique pour démontrer que l’écologisme est au fond irrationnel. Le chapitre quatre par exemple démontre que le soi-disant choix de défendre les générations futures au détriment du présent que propose les écologistes est en fait un concept parfaitement vide et inopérant.
Václav Klaus souligne aussi que nous ne connaissons pas le futur. Le futur sera différent de tout ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui. Le progrès technique ne peut être prédit et les sociétés futures seront beaucoup plus riches que les sociétés actuelles.

La deuxième partie de l’ouvrage explique que les faits ne sont pas en faveur de la thèse catastrophiste. L’auteur rappelle qu’il n’y a pas de consensus scientifique réel en faveur de l’hypothèse du réchauffement climatique d’origine humaine. Les publications qui ne vont pas dans le sens environnementaliste sont systématiquement ignorées des médias et des politiques. Il rappelle également combien les environnementalistes ont manipulé les faits et les chiffres et cite quelques cas où ils ont été pris la main dans le sac.

Plusieurs annexes reproduisent des textes très intéressants de Václav Klaus sur le sujet, textes donnés à diverses occasions.

Un fois tout cela démontré, il reste une question : pourquoi ?
L’environnementalisme actuel vise à faire peur. C’était déjà la thèse de Michael Crichton dans son roman « Etat d’urgence ». Le but est de terroriser la population afin qu’elle accepte des réformes, de nouvelles lois, de nouveaux comportements visant à changer profondément la société.
La cible numéro 1 des écologistes est la liberté individuelle. Liberté d’entreprendre, liberté de commercer et d’échanger, liberté de se déplacer et liberté de s’exprimer, toutes ces libertés sont dans le collimateur de ces nouveaux ingénieurs sociaux.
Un nouveau totalitarisme est en train de naître sous nos yeux. Václav Klaus rappelle que des idées similaires ont déjà imprégnées le nazisme dans les années trente. Ce n’est pas un hasard. L’écologie politique est profondément hostile à l’être humain qui est de plus en plus assimilé à un parasite qu’il faudrait éventuellement éradiqué.
Je pense ici par exemple à un texte de Science Fiction précurseur de l’écrivain français Jean-Pierre Andrevon « Le Monde enfin » (1975) qui est un véritable appel au génocide de l’espèce humaine. Ce texte a été réédité à plusieurs reprises, il est considéré comme étant l’un des meilleurs de cet auteur. Jean-Pierre Andrevon est un militant écologiste notoire, il a notamment collaboré à « La Gueule ouverte », un hebdomadaire écologiste des années 1970. J’en reparlerai un jour sur ce site.

Pour en revenir à « Planète bleue en péril vert », nous avons là la preuve que des hommes politiques peuvent être honnêtes et courageux, ce qui vu de France est une sacrée surprise.

Sylvain

 

Liens :

 

- "L'alarmisme écologiste est une menace pour la liberté", conférence de V. Klaus le 4 avril 2008 à la Conférence internationale sur la changement climatique à New York ;

- Pages en français du site de la présidence tchèque ;

- ma présentation du livre de Bjørn Lomborg : "L'écologiste sceptique".

 

Citation :

 

"Depuis cent cinquante ans (au moins à partir de Marx), les socialistes ont très efficacement anéanti - et anéantissent encore aujourd'hui - la liberté humaine à grand renfort de slogans sur l'humanité et la solidarité, comme le bien du peuple, la garantie de l'égalité sociale, la promotion du bien-être social, etc. Les environnementalistes font la même chose, mais ils ajoutent un couplet, empreint de noblesse, sur la nature plutôt que sur le peuple (rappelons leur mot d'ordre radical Earth First ! - la Terre d'abord !). Ces slogans, dans les deux cas, ne sont évidemment que simples subterfuges. Dans les deux cas ce qui était en cause (et ce qui l'est encore) c'est uniquement le pouvoir, la suprématie de ces "élus" (ils se considèrent comme tels) sur nous tous "les autres", c'est l'affirmation qu'il n'y a qu'une seule vue correcte de monde et de la façon de le changer : la leur."

"Planète bleue en péril vert", pages 18 et 19.

 

écrire commentaire

0 Commentaires

  • loading

Click to get your own widget